La Suisse publie énormément de données publiques, et presque personne ne s'en sert. L'obstacle n'est pas l'accès, il est l'assemblage : une donnée ouverte arrive dans le format de celui qui la produit, pas dans celui de celui qui en a besoin.

Ce qui est réellement disponible, et l'ordre de grandeur

Les administrations suisses publient à trois niveaux : fédéral, cantonal et communal. Le volume est bien supérieur à ce que la plupart des organisations imaginent.

À Genève, le Système d'information du territoire genevois publiait 1 343 couches de données géographiques lors de notre relevé du 21 août 2026. Le chiffre évolue, d'où sa date : un chiffre publié sans sa date de vérification est une bombe à retardement dont on a perdu le minuteur.

Le premier geste utile n'est donc jamais de collecter, c'est d'inventorier ce qui existe déjà pour votre périmètre. Cet inventaire prend quelques jours et il change souvent la définition du projet.

Les trois pièges qui vident ces projets de leur intérêt

Nous les avons rencontrés, et le deuxième nous a coûté du temps.

Collecter avant de savoir quelle question on pose

Un entrepôt de données ouvertes sans question à trancher devient un coût de maintenance sans usage. La question vient toujours en premier, et elle est plus étroite que le projet.

Confondre disponible et exploitable

Une donnée peut être publiée et rester inutilisable : format propriétaire, mise à jour annuelle annoncée mais faite tous les trois ans, référentiel géographique différent du vôtre. La disponibilité annoncée n'est pas la disponibilité réelle, et l'écart se mesure avant de promettre.

Copier au lieu de brancher

Une donnée recopiée une fois est morte le lendemain. Si la source ne peut pas être interrogée automatiquement, l'indicateur doit porter visiblement sa date de dernier relevé, faute de quoi il ment silencieusement.

Comment on branche une source publique, concrètement

Trois cas, par ordre de confort décroissant.

La source offre un accès automatisé. C'est le cas le plus favorable et il est plus fréquent qu'on ne croit sur les portails cantonaux. L'outil interroge la source directement et se rafraîchit seul.

La source publie des fichiers datés. On surveille l'apparition d'un fichier neuf et on l'intègre automatiquement. Le point de vigilance est de compter les enregistrements réellement ajoutés : un fichier identique au précédent est un transfert réussi qui n'apporte rien.

La source n'offre qu'une page web. On peut lire cette page automatiquement, à condition d'accepter qu'elle change un jour sans prévenir. Ce cas exige une surveillance et il ne se promet pas comme les deux autres.

Toute donnée que nous intégrons porte deux informations à l'écran : d'où elle vient, et à quelle heure elle a été relevée. Un chiffre sans ces deux éléments n'est pas une information, c'est une décoration.

Ce que cela permet de construire, sans rien saisir

Un tableau de bord communal alimenté par des sources publiques. Une carte métier posée sur des couches cantonales. Un suivi d'indicateurs de territoire qui se met à jour seul. Une vérification automatique de cohérence entre vos propres données et les référentiels publics, qui révèle souvent des écarts que personne ne soupçonnait.

Ce dernier usage est le moins connu et le plus rentable : confronter ce que vous croyez savoir à ce que la source publique dit est presque toujours instructif.

Coût et délai

Un inventaire des sources publiques pertinentes pour votre périmètre : offert, rendu sous 48 heures dans le cadre de l'audit.

Un raccordement automatique de trois à cinq sources avec rafraîchissement et surveillance : de 6 000 à 16 000 francs, quatre à dix semaines. L'hébergement est en Suisse et le code vous appartient.

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Questions fréquentes

Q.01Où trouver les données publiques suisses ?
À trois niveaux : les portails fédéraux, les portails cantonaux, et parfois les publications communales. Pour Genève, le système d'information du territoire genevois publiait 1 343 couches lors de notre relevé du 21 août 2026. L'inventaire pour votre périmètre fait partie de l'audit gratuit.
Q.02Faut-il une autorisation pour les utiliser ?
Cela dépend de la licence attachée à chaque jeu de données, et elle varie d'une source à l'autre. La licence se vérifie source par source avant tout usage, et cela fait partie de l'inventaire, pas d'une supposition.
Q.03Comment garder les données à jour automatiquement ?
En interrogeant la source plutôt qu'en la recopiant. Quand ce n'est pas possible, l'indicateur affiche visiblement sa date de dernier relevé : un chiffre vieux qui se présente comme frais est le défaut le plus dangereux de ce métier.
Q.04Que faire si une source publique cesse d'être mise à jour ?
Le bloc concerné passe en état dégradé et affiche la date de son dernier relevé valide, plutôt que de continuer à montrer une valeur figée. Le silence d'un indicateur est une information, pas une panne à masquer.
Q.05Peut-on croiser données publiques et données internes ?
Oui, et c'est souvent l'usage le plus rentable. La confrontation entre vos propres données et les référentiels publics révèle des écarts que personne n'avait vus, et elle coûte peu.

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