Une information de mobilité n'a de valeur que si elle arrive avant la décision. Une donnée juste qui arrive après que la personne est partie ne vaut rien, et c'est la contrainte qui gouverne toute l'architecture.
Ce que nous avons exploité, et ce qu'on peut vérifier
Nous avons conçu et mis en production une plateforme de mobilité pour le sommet du G7 du Grand Genève, en juin 2026. Elle agrégeait en continu les temps d'attente aux postes de douane, les fermetures de routes et les perturbations de transport.
Quatre rédactions suisses l'ont décrite : Blick, Entreprise Romande, Léman Bleu et Radio Lac. Elle est restée en service après le sommet et publie ses propres chiffres d'usage.
Nous citons ces faits parce qu'ils sont vérifiables sans nous croire sur parole, ce qui est la seule référence qui vaille quelque chose.
Les trois endroits où une plateforme de mobilité casse
Aucun n'est spectaculaire, et tous sont silencieux.
La source qui se fige
Un fournisseur cesse de mettre à jour et continue de répondre. La plateforme affiche une valeur ancienne comme si elle était fraîche, et l'utilisateur décide dessus. C'est le défaut le plus grave du domaine.
Le format qui change sans prévenir
Une source publique modifie un champ, un libellé, une unité. Rien n'échoue visiblement, et une partie de l'information disparaît ou se décale.
La moyenne qui efface l'événement
Un temps d'attente lissé sur une heure supprime exactement le pic pour lequel on consulte. La valeur est juste et elle est inutile.
La règle qui referme les trois : chaque valeur affichée porte l'heure de son relevé, et le bloc passe visiblement en état dégradé au delà d'un délai. Un écran qui ne sait pas dire qu'il ne sait plus est plus dangereux qu'un écran éteint.
Ce que l'utilisateur regarde vraiment
Pas une carte. Une réponse.
La personne qui consulte a une question précise : est ce que je pars maintenant, par où, et combien de temps. Elle la pose debout, sur un téléphone, souvent en marchant.
Une plateforme qui affiche tout n'aide personne. Celle du G7 tenait sur un écran de téléphone et répondait en une seconde, parce que c'était la seule contrainte qui comptait. Les couches supplémentaires vivent derrière, à un geste, et elles sont consultées par une minorité.
La souveraineté, qui se joue sur le fond de carte
Une plateforme territoriale affiche ses données sur un fond qui vient presque toujours d'un fournisseur étranger.
Chaque consultation lui apprend quelle zone est regardée, à quel niveau de zoom et à quelle heure. À l'échelle d'un territoire en situation exceptionnelle, cela révèle des flux et des intentions bien au delà de la donnée affichée.
Nous avons hébergé en Suisse et évité cette dépendance. Ce n'est pas une posture : c'est ce qui permet à une collectivité d'assumer publiquement l'outil qu'elle met à disposition.
Coût et délai
Une plateforme de mobilité agrégeant trois à six sources publiques, avec état de fraîcheur par bloc, surveillance des sources et affichage tenant sur un téléphone : de 18 000 à 45 000 francs selon le nombre de sources et leur accessibilité. Huit à seize semaines.
L'audit est offert et rendu sous 48 heures. Il établit surtout une chose : quelles sources existent déjà pour votre territoire, et lesquelles sont réellement interrogeables automatiquement. L'écart entre les deux est toujours instructif.
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