Un apprenti échoue rarement parce qu'il n'a pas le support. Il échoue parce que personne ne sait ce qu'il ne sait pas, y compris lui, jusqu'au jour de l'examen.
Le problème n'est pas l'accès à la matière
Les supports existent, ils sont fournis, et ils sont rarement le point faible. Ce qui manque est ailleurs et il tient en trois constats.
L'apprenti ne mesure pas son niveau. Relire donne un sentiment de familiarité qu'on confond avec de la maîtrise. C'est vrai à tout âge, et c'est plus marqué chez quelqu'un qui apprend un métier en même temps qu'il l'exerce.
Le formateur en entreprise n'a pas le temps de vérifier. Il forme sur le geste, ce qui est son rôle, et il n'a ni le temps ni les outils pour contrôler la partie théorique.
Personne ne voit venir l'écart. Il se découvre aux examens blancs, quand il reste trop peu de temps pour le combler.
Ce qui change réellement les résultats
Trois usages, et le premier produit l'essentiel du gain.
L'interrogation courte et fréquente
Cinq minutes qui posent des questions et disent immédiatement ce qui est faux. C'est désagréable, c'est efficace, et cela tient dans un trajet en transport.
La visibilité pour le formateur
Un écran qui montre, sans surveiller personne, quels domaines résistent. Le formateur oriente alors les heures qu'il a, au lieu de les répartir uniformément.
Le contradicteur pour l'oral
Beaucoup d'examens comportent une partie orale où le stress fait la moitié de la difficulté. Un entraînement disponible le dimanche soir, qui ne juge pas et devant lequel on peut se tromper trente fois, n'a pas d'équivalent humain.
La matière vient du programme officiel et de l'annale réelle, jamais d'ailleurs. Un apprenti préparé sur un contenu approximatif est préparé à un autre examen que le sien, et il ne s'en apercevra pas.
Ce que l'entreprise formatrice y gagne
La question se pose légitimement, parce que c'est elle qui paie.
Un apprenti qui réussit du premier coup, c'est une année de formation qui ne se répète pas et un collaborateur opérationnel plus tôt. C'est le gain principal et il est chiffrable.
Le second gain est moins évident : le dispositif oblige à écrire ce que l'entreprise sait faire, et ce corpus sert ensuite bien au delà des apprentis. C'est le même travail que la transmission d'un savoir faire avant un départ à la retraite, fait plus tôt et pour moins cher.
Les données d'un apprenti, souvent mineur
Ce sont des données personnelles, et parfois celles d'une personne mineure. Nous les traitons avec une exigence supérieure et nous l'écrivons dans le contrat.
Hébergement en Suisse. Aucun transfert vers un service tiers. Un document d'une page disant qui accède à quoi et combien de temps les données de progression sont conservées. Et un principe : le suivi sert à orienter la formation, pas à évaluer la personne, et l'outil est conçu pour que cette distinction tienne.
Coût et délai
Un dispositif avec matière structurée depuis le programme officiel, interrogation adaptative, suivi pour le formateur et entraînement oral : de 8 000 à 25 000 francs selon l'ampleur du programme. Six à douze semaines.
La partie longue n'est pas le développement, c'est la structuration de la matière. L'audit est offert et rendu sous 48 heures ; il dit ce qui existe déjà sous forme exploitable et ce qu'il faudra écrire.
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