Un tableau de bord de direction n'échoue pas parce qu'il manque d'indicateurs. Il échoue parce qu'il en a trop, et que l'œil ne sait plus où se poser. Le nombre d'indicateurs est inversement proportionnel à l'usage.
Le critère qui élimine, et il est brutal
Pour chaque indicateur candidat, une seule question : si ce chiffre était mauvais lundi matin, que feriez vous différemment cette semaine ?
Si la réponse est « rien », l'indicateur sort. S'il est intéressant mais n'appelle aucune action, il appartient à un rapport trimestriel, pas à un tableau de bord.
Ce tri ramène presque toujours une liste de vingt candidats à cinq ou six, et il surprend les directions parce qu'il élimine souvent le chiffre d'affaires cumulé, qui rassure sans jamais rien déclencher.
Ce qui se retrouve presque toujours dans les six
Ce ne sont pas des recommandations universelles : ce sont ceux qui survivent au tri chez la plupart des PME que nous accompagnons.
La trésorerie à trente jours
Pas le solde, la projection. C'est le seul indicateur qui déclenche une action le jour même chez un dirigeant de PME.
Les factures échues et leur âge
Le poste le plus rentable à surveiller, et celui qui se dégrade en silence. Un client qui paie à soixante jours au lieu de trente finance son activité avec la vôtre.
Le carnet de commandes en semaines
Combien de semaines de travail sont engagées. Exprimé en temps plutôt qu'en francs, il parle immédiatement.
La marge par affaire, pas globale
La marge moyenne cache les affaires qui perdent de l'argent. Une seule ligne par affaire, triée, révèle en dix secondes ce qu'un compte de résultat cache un an.
La charge des personnes clés
Qui est saturé, qui ne l'est pas. C'est le prédicteur le plus fiable des retards à venir.
Ce qui attend une décision de vous
Le tableau de bord le plus utile finit par une liste : les choses bloquées parce que personne n'a tranché.
L'alimenter sans saisie, ou ne pas le faire
Un indicateur qui exige une saisie manuelle mensuelle cesse d'être à jour en trois mois. Nous l'affirmons sans nuance parce que nous ne l'avons jamais vu démenti.
La plupart de ces six indicateurs peuvent être calculés à partir de ce qui existe déjà : logiciel comptable, outil de facturation, planning, messagerie. Le travail consiste à aller les chercher, pas à demander à quelqu'un de les recopier.
Quand une source ne peut pas être automatisée, l'indicateur affiche visiblement la date de son dernier relevé et passe en état dégradé au delà d'un délai. Un chiffre vieux qui se présente comme frais est plus dangereux qu'une case vide.
Le défaut le plus grave d'un tableau de bord n'est pas d'afficher une valeur fausse, c'est d'afficher une valeur vieille sans le dire. Le dirigeant décide alors sur du périmé en croyant décider sur du frais.
Un écran, et le format qui compte
Tout doit tenir sur un écran, y compris sur un téléphone, et se lire en trente secondes. Les vues détaillées vivent derrière, à un geste.
L'état compte autant que le chiffre : une valeur qui va mal doit se voir sans être lue, par une couleur ou une forme. Une direction ne parcourt pas un tableau de bord, elle le balaie, et ce qui ne se voit pas en un balayage n'existe pas.
Coût et délai
Un tableau de bord de direction alimenté automatiquement depuis trois à cinq sources internes, hébergé en Suisse : de 7 000 à 18 000 francs. Cinq à dix semaines.
L'audit est offert et rendu sous 48 heures. Il fait le tri des indicateurs candidats avec vous, et il dit lesquels sont automatisables depuis vos outils actuels. C'est souvent plus que ce que l'on croit.
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