Un QR code n'est pas une technologie, c'est un raccourci. Il ne vaut que par ce qu'il y a derrière, et la plupart de ceux qu'on voit mènent à une page d'accueil, ce qui revient à ne mener nulle part.
Le piège des accents, que nous avons rencontré
Il concerne les cartes de visite numériques, et il ne se trouve dans aucune documentation grand public.
Quand on encode une fiche de contact directement dans le QR code, une partie des téléphones restitue les caractères accentués de travers. Un prénom comme Stéphanie devient illisible dans le carnet d'adresses du destinataire, et il ne vous le dira jamais.
La parade est simple et elle change tout : le QR code ne contient pas la fiche, il contient une adresse vers un fichier de contact servi par votre site. Le téléphone télécharge alors un fichier dont l'encodage est maîtrisé, et les accents sont justes partout.
Bénéfice secondaire non négligeable : vous pouvez corriger la fiche après avoir distribué les cartes, ce qui est impossible avec un contenu figé dans l'image.
Le contrôle avant d'imprimer quoi que ce soit : scannez votre propre carte avec au moins trois téléphones différents, dont un ancien, et regardez le carnet d'adresses. Ce défaut ne se voit qu'à ce moment là.
Où un QR code sert vraiment
Trois situations, et elles ont un point commun : le lien serait pénible à taper et la destination est précise.
Sur un objet physique
Une machine, un compteur, une pièce, un point de collecte. Le QR mène à la fiche exacte de cet objet, pas à un site. C'est l'usage le plus rentable et le moins fréquent.
Sur un document imprimé
Une facture qui mène au paiement, un devis qui mène à la validation, un mode d'emploi qui mène à la vidéo. La destination doit être l'action suivante, jamais l'accueil.
Sur un support éphémère
Une affiche, un stand, une table. Là, le QR remplace une adresse trop longue à taper debout.
Où il ne sert à rien
Sur un écran. Un QR code affiché sur un site web ou dans un courriel demande au visiteur de sortir un second appareil. Un lien fait mieux.
Pointant vers l'accueil. C'est le cas le plus fréquent et il gâche tout : la personne a fait l'effort de scanner et doit ensuite chercher. Le taux d'abandon est élevé et il ne se mesure pas.
Sans indication de ce qu'il y a derrière. Un carré noir sans explication est scanné par très peu de gens. Une phrase courte à côté multiplie l'usage.
NFC ou QR, la vraie différence
Elle n'est pas technique, elle est comportementale.
Le QR demande une intention : sortir le téléphone, ouvrir l'appareil photo, viser. C'est une friction, et c'est aussi un filtre : celui qui scanne est intéressé.
Le NFC demande un geste : approcher le téléphone. C'est plus fluide, cela ne fonctionne pas sur tous les appareils selon les réglages, et cela suppose d'être à portée de main.
En pratique : le NFC est excellent en face à face et sur un objet qu'on touche, le QR est meilleur à distance et sur un support imprimé. Mettre les deux sur le même support coûte peu et couvre les deux comportements.
Ce qui compte techniquement
Trois points, et le troisième est le plus oublié.
L'adresse doit être courte, parce qu'un QR code long devient dense et difficile à scanner de loin ou sur un support de petite taille.
La destination doit vivre chez vous, sur votre nom de domaine. Un raccourcisseur externe vous rend dépendant d'un service, et il disparaîtra avec lui.
Chaque code doit être distinguable si vous en distribuez plusieurs. Un paramètre différent par support permet de savoir lequel fonctionne, et sans cela vous ne saurez jamais si l'affiche a servi.
Coût et délai
Un dispositif complet, fiche de contact servie par votre site, codes distinguables par support, page de destination adaptée au mobile et suivi des scans : de 1 500 à 5 000 francs selon le nombre de supports. Deux à quatre semaines.
L'audit est offert et rendu sous 48 heures. Sur ce sujet il conclut souvent qu'un seul code bien placé vaut mieux que dix, et nous le disons.
Un code qui mène où ?
Audit gratuit sous 48 heures, et il conclut souvent qu'un seul code suffit
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