Un club qui ne reçoit aucun signalement n'est pas un club sans incident. C'est un club où personne ne signale, et la différence entre les deux ne se voit pas dans les statistiques, ce qui la rend dangereuse.
Pourquoi personne ne signale, et ce n'est pas la mauvaise volonté
Trois raisons reviennent, et aucune ne se corrige par un rappel à l'ordre.
La crainte de la conséquence. Tant qu'un signalement peut se retourner contre celui qui le fait, il ne sera pas fait, quelles que soient les assurances données.
L'absence de suite visible. Un signalement qui disparaît sans qu'on sache ce qu'il est devenu ne se répète pas. Le second signalement dépend entièrement de ce qui a été visible après le premier.
L'effort demandé. Un formulaire de vingt champs à remplir le soir, après un vol, n'est pas rempli. Ce qui se signale se signale en deux minutes, sur un téléphone, avant de quitter le terrain.
L'anonymat, qui est nécessaire et pas suffisant
Un signalement anonyme lève la crainte et crée un autre problème : on ne peut ni demander une précision, ni prévenir la personne de ce qui a été fait.
Ce qui fonctionne mieux dans un club, où tout le monde se connaît, est la confidentialité gérée : le signalement porte une identité connue d'une seule personne désignée, et il est traité et diffusé sans elle.
Cela suppose deux choses écrites à l'avance : qui est cette personne, et ce qui déclenche une levée de confidentialité. Sans ces deux phrases, la confiance ne s'installe pas, et sans confiance il n'y a pas de signalement.
Un dispositif dont les règles ne sont pas écrites avant le premier signalement sera jugé sur son premier cas difficile, et il ne s'en relèvera pas.
Ce qu'on en tire, et qui n'est pas une statistique
Le nombre de signalements ne mesure rien d'utile : il monte quand la confiance s'installe, ce qui est un bon signe et se lit comme un mauvais.
Ce qui se lit vraiment, c'est la répétition. Trois signalements en six mois sur le même point du circuit, la même procédure ou le même appareil désignent quelque chose de réel, et ce quelque chose n'est presque jamais une personne.
C'est pourquoi le regroupement par thème compte plus que le comptage, et pourquoi le champ libre doit être rattaché à une catégorie choisie : sans catégorie, on ne voit pas la répétition.
Ce que nous ne faisons pas
Nous ne nous prononçons sur aucune obligation de signalement, ni sur ce que le droit aérien impose ou protège. Ces questions relèvent de l'autorité et des règlements de votre club, et nous ne les tranchons pas.
Ce que nous faisons est technique : un dispositif de recueil rapide, une confidentialité paramétrée selon vos règles écrites, un regroupement par thème, et une restitution qui montre ce qui a été fait sans désigner personne.
Hébergement en Suisse, données appartenant au club, et export complet : un club change de comité, et sa mémoire de sécurité doit y survivre.
Coût et délai
Un dispositif de recueil et de traitement, avec catégories, confidentialité gérée, regroupement par thème et restitution : de 5 000 à 12 000 francs. Quatre à huit semaines.
L'audit est offert et rendu sous 48 heures. Il commence par une question qui dit beaucoup : combien de signalements avez vous reçus l'an dernier, et qu'est il advenu de chacun ?
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