Quitter un service hébergé à l'étranger est plus facile qu'on ne le craint et plus risqué qu'on ne le pense. Le danger n'est pas la migration, c'est la résiliation faite trop tôt, avant d'avoir vérifié que ce qu'on a récupéré est complet et exploitable.
Les quatre étapes, dans cet ordre et jamais dans un autre
L'ordre n'est pas une préférence de méthode, il protège d'une perte définitive.
Obtenir l'export, avant tout
Complet, dans un format ouvert, et pas seulement les données visibles à l'écran : historiques, pièces jointes, journaux, paramètres. Demandez cet export tant que le contrat court, jamais après l'avoir dénoncé.
Vérifier l'export, ligne à ligne
Comptez les enregistrements, ouvrez un échantillon, cherchez les pièces jointes. Un export incomplet ressemble à un export complet, et l'écart ne se voit qu'en comptant.
Faire tourner les deux en parallèle
Quelques semaines, avec comparaison des résultats. C'est la seule manière de découvrir ce qui manquait sans que la découverte soit irréversible.
Résilier, et seulement là
Avec confirmation écrite de la suppression effective chez le fournisseur, et non d'un simple masquage.
La faute la plus coûteuse de ce chantier tient en une phrase : résilier avant d'avoir vérifié. Un export incomplet découvert après la fermeture du compte n'a aucune session de rattrapage.
Ce qu'il faut demander par écrit, avant de commencer
Trois questions, et les réponses conditionnent la faisabilité elle même.
Quel est le périmètre exact de l'export, champ par champ, pièces jointes comprises. Une réponse vague annonce un export partiel.
Combien de temps les données restent accessibles après la fin du contrat. Certains services coupent l'accès immédiatement, d'autres laissent un délai. Cette réponse fixe votre calendrier.
Que devient la copie chez le fournisseur, dans quel délai, et avec quelle confirmation. Une suppression annoncée sans confirmation écrite n'est pas une suppression.
Ce qui se perd presque toujours, et comment l'éviter
Quatre choses partent en silence et se découvrent des mois plus tard.
Les métadonnées. Dates de création, auteurs, historiques de modification. Un export qui rend les contenus sans leurs dates détruit la traçabilité, ce qui compte particulièrement quand une conservation de dix ans est en jeu.
Les liens entre objets. Un document rattaché à un client, une pièce à une écriture. L'export les livre parfois séparément et sans clé de rattachement.
Les paramètres et les règles. Ce qui a été configuré au fil des ans et que personne n'a documenté. Une capture d'écran de chaque écran de réglage, faite avant de partir, vaut des jours de reconstitution.
Les accès des tiers. Qui d'autre pouvait entrer, et sur quoi. Cette liste ne s'exporte jamais et se demande explicitement.
Ce que nous faisons
L'audit de faisabilité, offert et rendu sous 48 heures : ce qui est exportable, ce qui ne l'est pas, et ce que cela implique.
Puis la migration elle même : récupération, vérification comptée, mise en place côté suisse, période en parallèle, et enfin l'accompagnement de la résiliation avec la confirmation écrite de suppression.
De 6 000 à 20 000 francs selon le volume et la coopération du fournisseur sortant, qui est la variable la moins prévisible. Quatre à douze semaines.
Ce que nous vous devons en retour
Le système que nous livrons est soumis à la même exigence : export complet dans un format ouvert, à tout moment, sans autorisation de notre part, et documentation suffisante pour qu'un autre prestataire reprenne.
Nous ne vous ferions pas quitter une dépendance pour vous en installer une autre. Un client qui ne peut pas partir n'est pas un client.
Une dépendance à défaire ?
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