Le choix se présente comme technique et il ne l'est pas. Il se ramène à quatre questions auxquelles une direction peut répondre sans connaître un seul terme d'infrastructure, et les réponses désignent la solution presque à coup sûr.

Les quatre questions, dans l'ordre

Nous les posons systématiquement avant de proposer quoi que ce soit.

Qu'est ce qui coûterait vraiment cher si c'était connu d'un tiers ?

La réponse est presque toujours plus étroite que prévu, et elle désigne le périmètre qui mérite un traitement sérieux. Protéger tout au même niveau coûte cher et protège mal.

Combien de temps pouvez vous fonctionner sans ce système ?

Une heure, une journée, une semaine. Cette réponse détermine l'investissement en redondance, et elle est souvent surestimée dans un sens rassurant.

Qui, chez vous, peut restaurer une sauvegarde ?

La question qui fait le plus de dégâts. Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée n'est pas une sauvegarde, c'est une intention.

Que se passe-t-il si votre prestataire disparaît ?

Si la réponse est « nous ne savons pas », l'hébergement n'est pas le problème principal.

Le piège du service suisse qui ne l'est pas

Un service peut afficher une adresse suisse, facturer en francs, et faire tourner l'essentiel de son infrastructure ailleurs, ou dépendre d'un sous-traitant qui n'est pas soumis au droit suisse.

La vérification est simple et rarement faite : demander par écrit où sont physiquement les données, qui est le sous-traitant technique, et sous quel droit il opère. Un fournisseur sérieux répond en une page ; les autres répondent par un argumentaire.

Le même contrôle vaut pour les services périphériques, qui sont le vrai point de fuite : messagerie, sauvegarde, supervision, assistance. Une donnée protégée sur le serveur principal et copiée chaque nuit vers une sauvegarde étrangère n'est pas protégée.

Auto-hébergement : ce qu'il coûte vraiment

Héberger chez soi paraît souverain et gratuit. Le matériel l'est presque, le reste ne l'est pas.

Il faut quelqu'un qui applique les mises à jour, surveille les disques, teste les restaurations et répond la nuit. C'est un métier, et son absence transforme une économie apparente en risque majeur. Nous déconseillons l'auto-hébergement à toute organisation qui n'a pas déjà cette compétence en interne.

Le bon compromis, dans l'immense majorité des cas, est un hébergeur suisse sérieux avec un périmètre écrit, plus une sauvegarde indépendante dont vous détenez les clés.

Ce que nous mettons en place

Hébergement en Suisse, sauvegardes dont la restauration est testée et non supposée, et un document d'une page qui dit où vit chaque catégorie de données et qui y accède.

Ce document est le livrable le plus utile et le moins spectaculaire. Il est aussi celui qu'on vous demandera le jour d'un incident, d'un audit ou d'une question d'un client sur vos pratiques.

Savoir où vivent vos données ?

Audit gratuit sous 48 heures, document d'une page sur qui accède à quoi

Demander un audit gratuit

Questions fréquentes

Q.01Faut-il héberger en Suisse pour être conforme ?
La localisation n'est pas la condition de la conformité : les obligations du responsable de traitement s'appliquent où que soient les machines. L'hébergement suisse simplifie beaucoup de choses et il ne dispense d'aucune obligation.
Q.02Comment vérifier qu'un hébergeur est réellement suisse ?
En demandant par écrit où sont physiquement les données, quel est le sous-traitant technique, et sous quel droit il opère. Un fournisseur sérieux répond en une page. Un argumentaire à la place d'une réponse est une réponse.
Q.03Faut-il héberger soi même ?
Rarement. L'auto-hébergement déplace le risque vers votre capacité à maintenir, surveiller et restaurer, ce qui est un métier. Sans cette compétence en interne, l'économie apparente devient un risque majeur.
Q.04Nos sauvegardes sont-elles suffisantes ?
La question n'est pas si elles existent mais si une restauration a déjà été faite. Une sauvegarde jamais restaurée n'est pas une sauvegarde, c'est une intention. Le test se planifie, il ne s'improvise pas le jour de l'incident.
Q.05Et les services périphériques ?
C'est le vrai point de fuite. Messagerie, sauvegarde, supervision, assistance peuvent emporter à l'étranger des données que le serveur principal protège soigneusement. Ils font partie du périmètre à examiner.

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