Un logiciel comptable s'installe en une semaine et se quitte en un an. Le critère décisif n'est donc pas ce qu'il fait, c'est ce qu'il vous laisse emporter le jour où vous partez.
Les sept questions, dans l'ordre
Elles se posent par écrit, avant la démonstration, parce qu'une démonstration montre ce que le vendeur a préparé.
Puis-je exporter l'intégralité de mes données, et dans quel format ?
La question la plus importante. Un export partiel ou dans un format propriétaire signifie que vous ne pourrez pas partir sans perte.
Comment le système garde-t-il la trace de ce qu'il fait automatiquement ?
Le CO art. 958f exige de pouvoir reconstituer les opérations. Un système qui traite bien sans savoir expliquer comment ne répond pas à cette exigence.
Que fait-il quand il n'est pas sûr ?
Un logiciel qui devine produit des erreurs indiscernables de ses succès. La bonne réponse décrit une file de cas incertains.
Où vivent mes données, et chez quel sous-traitant ?
Un fournisseur sérieux répond précisément et par écrit. Un argumentaire à la place d'une réponse est une réponse.
Que se passe-t-il si j'arrête de payer ?
Accès en lecture, export, ou plus rien. Cette réponse change complètement le calcul de coût sur cinq ans.
Ma fiduciaire travaille-t-elle déjà avec ?
Un logiciel que votre fiduciaire connaît vous fait économiser des heures facturées, chaque année.
Combien coûte la reprise de mon historique ?
Elle est presque toujours facturée à part et presque jamais annoncée au moment de la décision.
La question qui résume les sept : si je change d'avis dans deux ans, combien cela me coûte-t-il et qu'est-ce que je perds ? Un fournisseur confiant y répond sans détour.
Les trois signaux qui doivent faire renoncer
L'export impossible ou incomplet. C'est rédhibitoire, quelle que soit la qualité du reste. Vos écritures vous appartiennent, et un logiciel qui les retient n'est pas un outil, c'est une dépendance.
L'absence de piste d'audit lisible. Le jour d'un contrôle ou d'une erreur découverte au bouclement, c'est elle qui vous sauve. Un système qui ne peut pas dire quelle règle a produit quelle écriture vous laissera seul.
Le taux de reconnaissance mis en avant sans mention de l'incertitude. Un fournisseur qui annonce un chiffre flatteur sans expliquer ce qu'il fait des cas douteux vend une statistique, pas une comptabilité.
Faut-il changer de logiciel, ou le brancher ?
C'est la question que nous posons en premier, et la réponse est souvent la seconde.
Beaucoup d'entreprises veulent changer de logiciel alors que leur problème est ailleurs : des recopies entre systèmes, un rapprochement fait à la main, des justificatifs perdus. Ces trois problèmes se règlent en branchant l'existant, pour une fraction du coût et du risque d'une migration.
Changer de logiciel comptable est une opération lourde, avec une reprise d'historique, une période de double saisie et une courbe d'apprentissage. Elle se justifie quand le logiciel bloque réellement quelque chose, pas quand il agace.
Ce que nous faisons, et ce que nous ne vendons pas
Nous ne vendons aucun logiciel comptable et nous ne touchons aucune commission sur ceux que nous recommandons. C'est ce qui rend notre avis utilisable.
Ce que nous faisons : l'audit de ce qui bloque réellement, le raccordement de l'existant quand il suffit, et l'accompagnement de la migration quand elle est justifiée, y compris la reprise d'historique et sa vérification ligne à ligne.
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