La question du retour se pose presque toujours trop tard, quand le projet est livré et qu'il faut le justifier. À ce moment, il est déjà impossible d'y répondre, parce qu'on ne sait plus ce qu'était l'état d'avant.
La mesure de référence, qui se prend en une semaine
Elle ne demande ni outil ni budget : chaque personne concernée note, pendant cinq jours, ce qu'elle fait de répétitif et combien de fois.
Ce relevé donne deux choses. Le classement des candidats à l'automatisation, qui surprend presque toujours parce que la tâche pénible n'est presque jamais la plus coûteuse. Et surtout un point de départ chiffré, sans lequel aucun gain ne pourra être démontré.
Une fois le projet livré, ce relevé est irrécupérable. C'est le seul geste de tout le processus qui n'a pas de session de rattrapage.
Les trois gains qui ne figurent dans aucun budget
Ce sont eux qui font le retour réel, et ils sont systématiquement absents des justifications.
Le délai avant de savoir
Combien de jours entre l'arrivée d'une facture et le moment où quelqu'un sait qu'elle existe. Ce délai coûte en escomptes perdus et en rappels reçus, et il ne figure nulle part.
L'erreur qui ne se produit plus
Une erreur évitée ne se compte pas, ce qui la rend invisible. Le seul moyen est de compter celles qui se produisaient avant, sur la période de référence.
La décision qu'on peut enfin prendre
Refuser un mandat déficitaire, remplacer quelqu'un en cinq minutes, savoir quel produit dérive. Ces gains dépassent souvent le temps économisé et ils ne sont jamais chiffrés au départ.
Le temps de saisie économisé, qui est le seul gain habituellement annoncé, est presque toujours le plus petit des quatre. Et il se déplace plus qu'il ne disparaît : la personne qui saisissait contrôle désormais.
Ce qui rend une mesure contestable
Trois défauts reviennent, et ils décrédibilisent le chiffre le plus juste.
Comparer deux périodes non comparables. Un mois de haute saison contre un mois creux ne mesure que la saison.
Compter le gain et oublier le coût de fonctionnement. Un abonnement, un temps de maintenance, une formation. Le retour se calcule net, sur trois ans, ou il ne se calcule pas.
Attribuer au projet ce qui vient d'ailleurs. Un chiffre d'affaires qui monte pendant qu'on a aussi recruté ne dit rien du projet. La mesure doit porter sur ce que le projet touche directement, et rien d'autre.
Ce que nous faisons, et ce que nous refusons de promettre
Nous établissons la mesure de référence avant le devis, et elle est offerte. Nous remesurons à la même méthode trois à six mois après la livraison, et nous vous remettons les deux relevés, y compris s'ils sont décevants.
Nous ne promettons aucun chiffre de retour avant d'avoir mesuré. Un prestataire qui annonce un pourcentage de gain avant de connaître votre situation récite une moyenne du marché, et une moyenne ne dit rien de votre cas.
Et il arrive que la mesure conclue qu'il ne faut rien automatiser. C'est un résultat, et nous l'annonçons comme possible avant de commencer.
Coût et délai
Le relevé d'une semaine est offert et il précède tout devis. La remesure après livraison est incluse dans nos projets.
Pour une mesure plus large, portant sur plusieurs processus et plusieurs services : de 2 000 à 6 000 francs, deux à quatre semaines, et elle est indépendante de toute décision d'automatisation.
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Relevé de référence offert, et il précède toujours le devis
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