Numériser un carton d'archives coûte peu. Retrouver un document précis dans le résultat coûte cher si personne n'y a pensé avant. La question n'est jamais « comment scanner » mais « comment retrouver », et elle se tranche avant le premier document.

Ce que le droit suisse impose, et ce qu'il n'impose pas

Le Code des obligations exige, à l'article 958f, que les documents comptables soient conservés pendant dix ans, dans une forme permettant de reconstituer les opérations.

Ce que cela implique : la conservation doit être fiable et la reconstitution possible. Ce que cela n'implique pas : que tout doive être conservé sur papier, ni que tout doive être numérisé. Beaucoup d'entreprises numérisent par précaution des documents qu'aucune obligation ne concerne, et conservent mal ceux qui comptent.

Le premier travail est donc un tri, pas une numérisation. Il est rapide et il réduit souvent le volume de moitié. Pour la qualification précise de vos obligations, votre fiduciaire ou votre conseil tranchera : nous ne nous substituons pas à eux.

Le plan de recherche, avant le premier document

Un fichier numérisé et non indexé est moins utile qu'un carton étiqueté, parce qu'on ne peut même pas le feuilleter.

La question à trancher : quand vous chercherez un document dans trois ans, que saurez vous ? Le nom du client, l'année, un numéro de facture, un nom de chantier. Ce que vous saurez alors définit les champs d'indexation, et rien d'autre.

Cette question évite deux erreurs symétriques : indexer trop, ce qui coûte cher et ne sert pas ; et indexer trop peu, ce qui rend l'ensemble inexploitable.

La reconnaissance de texte aide, elle ne remplace pas l'indexation : elle échoue sur les écritures manuscrites, les tampons, les documents anciens, et elle ne sait pas que ce nombre est un numéro de dossier.

Le test avant de lancer : prenez cinq documents que quelqu'un a réellement cherchés cette année et demandez comment on les retrouverait dans le système prévu. Si l'un des cinq résiste, le plan de recherche est incomplet.

Ce qu'il ne faut pas numériser

Ce qu'aucune obligation ne concerne et que personne ne cherche. Brouillons, doublons, versions intermédiaires. Le tri coûte moins cher que la numérisation, et beaucoup moins cher que la conservation.

Ce dont l'original doit être conservé de toute façon. Dans ce cas la numérisation est un confort de consultation, pas un remplacement, et le budget doit être décidé en connaissance de cause.

Ce qui contient des données personnelles dont vous n'avez plus besoin. Numériser prolonge la conservation d'informations qu'il vaudrait mieux détruire. La numérisation est le bon moment pour poser cette question, pas pour l'éviter.

Où cela vit ensuite

En Suisse, avec des sauvegardes versionnées dont une copie hors site, et un compte d'écriture qui ne peut pas effacer. Une archive numérique détruite est définitivement détruite, ce qui n'est pas vrai d'un carton mouillé.

Et une procédure de restauration écrite et testée. Une archive qu'on n'a jamais su restaurer n'est pas une archive, c'est un espoir.

Coût et délai

Le plan de recherche, le tri et la mise en place du système d'archivage, hors prestation de numérisation elle même : de 4 000 à 12 000 francs selon le volume et le nombre de types de documents. Trois à huit semaines.

L'audit est offert et rendu sous 48 heures. Il porte d'abord sur le tri : ce qui doit être conservé, ce qui peut être détruit, et ce qui doit rester sur papier.

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Questions fréquentes

Q.01Combien de temps faut-il conserver les documents en Suisse ?
Le Code des obligations impose, à l'art. 958f, une conservation de dix ans des documents comptables, dans une forme permettant de reconstituer les opérations. La qualification précise de vos obligations relève de votre fiduciaire ou de votre conseil.
Q.02Peut-on détruire les originaux après numérisation ?
Cela dépend du type de document et cette réponse ne relève pas de nous. Certains originaux doivent être conservés quoi qu'il arrive. Nous concevons le système en fonction de ce que votre conseil aura tranché.
Q.03Par quoi commencer une numérisation ?
Par le tri, pas par le scanner. Le tri coûte moins cher que la numérisation et il réduit souvent le volume de moitié. Beaucoup d'entreprises numérisent par précaution ce qu'aucune obligation ne concerne.
Q.04La reconnaissance de texte suffit-elle à indexer ?
Non. Elle aide, et elle échoue sur les écritures manuscrites, les tampons et les documents anciens. Surtout, elle ne sait pas que tel nombre est un numéro de dossier : l'indexation reste nécessaire.
Q.05Comment définir les champs d'indexation ?
En répondant à une seule question : quand vous chercherez ce document dans trois ans, que saurez-vous ? Le nom du client, l'année, un numéro. Ce que vous saurez alors définit les champs, et rien d'autre.

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