Montrer une maquette, un prototype ou une méthode à un prospect est nécessaire et risqué. Le risque n'est pas qu'on vous copie, c'est que vous ne puissiez pas démontrer que c'était à vous, et ces deux choses n'appellent pas la même parade.

Le marquage dans le fichier ne protège rien

L'idée est séduisante : glisser une mention, un commentaire, une signature invisible dans le document ou dans le code, et pouvoir la produire plus tard.

Elle ne tient pas, pour une raison simple : tout ce qui est dans le fichier peut être retiré du fichier, et le retirer prend quelques minutes à quelqu'un qui sait où regarder. Métadonnées, commentaires, marqueurs discrets : tout s'efface.

Ce qui aggrave le cas : un marquage retiré ne laisse aucune trace. Vous ne saurez jamais qu'il a été enlevé, et vous découvrirez le problème au moment où vous auriez eu besoin de la preuve.

La question qui tranche : est-ce que ma preuve survit à quelqu'un qui a le fichier et qui veut la supprimer ? Si elle est dans le fichier, la réponse est non.

Ce qui protège vraiment : horodater l'empreinte, pas le fichier

Le principe est simple et il est solide, parce qu'il repose sur de la cryptographie publique et non sur une astuce.

On calcule une empreinte du document, une suite de caractères qui change entièrement si l'on modifie un seul octet. Puis on fait horodater cette empreinte par un tiers, sans lui envoyer le document.

Ce qui en résulte : vous pouvez prouver qu'à telle date, vous déteniez un fichier produisant exactement cette empreinte. Le contenu n'a jamais quitté vos mains, et personne ne peut retirer une preuve qui n'est pas dans le fichier.

Deux mécanismes d'horodatage existent, l'un normalisé et fourni par des autorités d'horodatage, l'autre décentralisé et gratuit. Les utiliser tous les deux ne coûte presque rien et couvre deux hypothèses de défaillance différentes.

Ce qui protège encore mieux : ne pas tout montrer

Aucune preuve d'antériorité ne remplace la prudence de ce que l'on expose.

Le résultat se montre, la méthode se garde. Un prospect a besoin de voir ce que l'outil produit, pas comment il le produit. Une démonstration qui explique le mode opératoire ne vend pas mieux, elle vend une fois.

Et une règle qui vaut pour tout livrable : ce qui est rendu au client est le diagnostic, jamais le gabarit qui l'a produit. C'est ce qui fait la différence entre vendre un résultat et donner un outil.

Le contrat, qui fait le reste

Une preuve d'antériorité établit une date. Elle n'établit ni une obligation ni une sanction, et c'est le contrat qui s'en charge.

Trois éléments suffisent dans la plupart des situations : un engagement de confidentialité signé avant la démonstration, une mention écrite de ce qui est montré et de la date, et une clause disant à qui appartient ce qui serait développé ensuite.

Ces trois là relèvent de votre conseil juridique et pas de nous. Nous construisons la preuve technique, la qualification juridique n'est pas notre métier, et un prestataire informatique qui vous conseille sur ce terrain vous expose.

Un point que peu de gens ont vu

Les outils qui prétendent détecter si un texte a été produit par une machine lisent le texte, pas les métadonnées.

Conséquence pratique : un document dont vous êtes l'auteur, mais dont la mise en forme a été assistée, ne se défend pas par ses propriétés de fichier. Il se défend par une chaîne de versions horodatées qui montre le travail se faire.

C'est un argument que nous n'avions pas anticipé et que nous avons rencontré. Il renforce la même conclusion : ce qui protège n'est pas ce qui est dans le fichier, c'est ce qui est daté à l'extérieur.

Ce que nous faisons

La mise en place du dispositif d'horodatage sur vos livrables et vos versions successives, automatisée pour qu'elle ne dépende de la mémoire de personne : de 1 500 à 4 000 francs selon le nombre de flux à couvrir. Deux à quatre semaines.

Et l'audit préalable, offert et rendu sous 48 heures, qui répond à une question précise : si vous deviez démontrer demain que tel travail était à vous à telle date, que produiriez vous ?

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Questions fréquentes

Q.01Un marquage inséré dans le fichier protège-t-il ?
Non. Tout ce qui est dans le fichier peut en être retiré, en quelques minutes, et sans laisser de trace. Vous découvririez le problème au moment précis où vous auriez besoin de la preuve.
Q.02Qu'est-ce qui protège réellement ?
Faire horodater par un tiers l'empreinte du document, pas le document. Vous prouvez qu'à telle date vous déteniez un fichier produisant exactement cette empreinte, sans que le contenu ait jamais quitté vos mains.
Q.03Faut-il tout montrer lors d'une démonstration ?
Non. Le résultat se montre, la méthode se garde. Un prospect a besoin de voir ce que l'outil produit, pas comment. Une démonstration qui explique le mode opératoire vend une fois.
Q.04L'horodatage remplace-t-il un contrat ?
Non. Il établit une date, pas une obligation ni une sanction. L'engagement de confidentialité, la mention écrite de ce qui est montré, et la clause de propriété relèvent de votre conseil juridique.
Q.05Combien de temps prend la mise en place ?
Deux à quatre semaines pour un dispositif automatisé, afin qu'il ne dépende de la mémoire de personne. L'audit préalable est offert et répond à une question simple : que produiriez-vous demain s'il fallait démontrer une antériorité ?

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