Une refonte réussie visuellement peut être une catastrophe commerciale. Le trafic ne disparaît pas parce que le site est moins beau, il disparaît parce que les adresses ont changé et que personne n'a dit aux moteurs où les pages étaient parties.
L'erreur qui coûte la moitié du trafic
Elle tient en une phrase : mettre le nouveau site en ligne sans redirection depuis les anciennes adresses.
Chaque ancienne page qui renvoie une erreur emporte avec elle son classement, les liens qui pointaient vers elle, et les visiteurs qui arrivaient dessus. Le nouveau site repart pratiquement de zéro, et il faut des mois pour reconstruire ce qui a mis des années à s'installer.
La correction après coup fonctionne mais coûte du temps perdu : les moteurs doivent réexplorer, et pendant ce temps le téléphone ne sonne pas.
Les cinq gestes, dans l'ordre
Ils se préparent avant la mise en ligne, pas après. Le quatrième est celui que presque personne ne fait.
Relever toutes les adresses actuelles
La liste complète de ce qui est indexé aujourd'hui, avec le trafic de chacune. Sans cette liste, on ne peut ni rediriger ni constater la casse. Elle se relève en une heure.
Écrire la correspondance, page par page
Chaque ancienne adresse doit désigner une nouvelle page équivalente. Rediriger tout vers l'accueil est presque aussi mauvais que de ne rien rediriger : le moteur y voit une page qui n'a pas de successeur.
Poser des redirections permanentes
Une redirection temporaire ne transmet pas le classement. La distinction est technique, invisible pour un visiteur, et elle décide de tout.
Vérifier chaque redirection une par une
Automatiquement, sur la liste complète, après la mise en ligne. C'est l'étape que personne ne fait, et c'est celle qui révèle les vingt adresses oubliées.
Mesurer pendant six semaines
Le trafic organique et les erreurs, avant et après, sur les mêmes pages. Sans mesure de référence prise avant, on ne saura jamais si la refonte a coûté ou rapporté.
Le relevé d'avant est le seul geste irrécupérable. Une fois l'ancien site éteint, la liste des adresses et leur trafic ne se reconstituent plus. Il se fait en une heure et il vaut des mois.
Ce qui se perd même en faisant tout juste
Il faut le dire, parce que personne ne le dit et que la déception vient de là.
Une refonte bien menée provoque presque toujours une baisse temporaire de deux à six semaines, le temps que les moteurs réexplorent et réévaluent. Ce creux est normal et il se referme.
Ce qui ne revient pas : le classement des pages qui ont été supprimées sans successeur, et celui des pages dont le contenu a été fortement raccourci. Une refonte qui divise le texte par trois divise aussi les positions, quelle que soit la qualité du design.
La refonte est le bon moment pour trois autres choses
Puisqu'on touche à tout, autant régler ce qui traîne.
Supprimer les pages qui ne servent à personne. Une page sans visite depuis un an et sans utilité commerciale coûte à maintenir et dilue l'ensemble. Sa suppression assumée, avec redirection vers la page pertinente, est un gain.
Rapatrier ce qui fuit vers des services étrangers. Polices de caractères, fond de carte, mesure d'audience. Le faire pendant la refonte ne coûte presque rien ; le faire après coûte une intervention.
Écrire la recette avant. La liste des contrôles qui seront faits à la livraison, rédigée avant de commencer. Elle transforme la réception en constat plutôt qu'en négociation.
Coût et délai
Le volet référencement d'une refonte, relevé, correspondance, redirections, vérification et mesure sur six semaines : de 1 500 à 4 000 francs selon le nombre d'adresses. C'est indépendant du coût du site lui même.
Sur un site existant qui reçoit du trafic, nous refusons de faire la refonte sans ce volet. Ce n'est pas une position commerciale : c'est que le résultat serait une perte pour vous, et qu'elle nous serait attribuée à juste titre.
Une refonte en vue ?
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