C'est le plus grand marché du pays et le moins servi par les prestataires romands. Cette double vérité crée une place disponible, à condition de ne pas y arriver avec une traduction.

Pourquoi une traduction littérale ne vend rien

Le problème n'est pas la qualité de la langue. Une traduction professionnelle produit un allemand correct et commercialement inerte.

Elle traduit les réponses sans traduire les questions. Un dirigeant alémanique ne cherche pas la traduction littérale de ce que cherche un dirigeant romand : il emploie le terme de son propre métier, tel qu'il est usité chez lui.

Résultat mesurable : la version traduite se positionne sur des expressions que personne ne tape, et reste invisible sur celles qui comptent. Elle existe, elle est correcte, et elle n'apporte aucun visiteur.

Ce qui fonctionne : reprendre le travail de recherche de vocabulaire dans la langue cible, puis écrire. C'est plus cher que traduire, et c'est la seule dépense qui produise du trafic.

Le contrôle qui tranche avant de dépenser : faites chercher, par quelqu'un dont c'est la langue de travail, le terme qu'il emploierait pour votre prestation. S'il ne correspond pas à votre traduction, la traduction est inutile.

Ce qui trahit immédiatement une entreprise romande

Trois signaux, et ils coûtent la crédibilité avant même le premier contact.

Le registre. La formulation commerciale romande est souvent plus chaleureuse et plus longue. Traduite telle quelle, elle passe pour de la légèreté dans un contexte où la sobriété fait le sérieux.

Les références locales non transposées. Citer uniquement des clients romands sur une page destinée à Zurich ou à Berne dit exactement ce qu'il ne faut pas dire.

Les coordonnées. Un numéro de téléphone dans un format romand, aucune adresse de courriel en allemand, aucun interlocuteur nommé qui parle la langue. Cela se règle en une demi journée et cela change tout.

Ce qu'il faut réellement produire

Pas tout le site. Une entreprise romande n'a presque jamais besoin de traduire l'intégralité de ses pages, et elle a besoin que trois d'entre elles soient excellentes.

La page de service qui correspond à ce que vous vendez le mieux, écrite avec le vocabulaire cherché dans la langue cible.

Une preuve transposable : un cas, une méthode, une mesure, qui n'a pas besoin d'être locale pour convaincre.

Une page de contact qui rassure : un interlocuteur nommé, la langue dans laquelle il répond, et le délai de réponse.

Le reste peut rester en français dans un premier temps, avec une mention claire. C'est plus honnête et cela coûte cinq fois moins.

Les erreurs techniques qui rendent la version invisible

Elles sont les mêmes que pour tout site multilingue et elles se corrigent une fois.

Une adresse distincte pour la version allemande, sans quoi elle ne peut pas être indexée séparément. Une déclaration de version alternative, sans quoi les moteurs peuvent la traiter comme du contenu dupliqué.

Et pas de redirection automatique selon le pays du visiteur : elle empêche l'exploration des autres versions et agace les gens qui savent ce qu'ils veulent.

Enfin, les parties oubliées : formulaires, messages d'erreur, courriels automatiques. Ce sont elles qui trahissent le plus, parce qu'elles apparaissent au moment où le prospect s'engage.

Coût, délai et ce que nous conseillons

Trois pages écrites et non traduites, avec recherche de vocabulaire dans la langue cible et raccordement technique : de 3 500 à 8 000 francs. Trois à six semaines.

Et un conseil que nous répétons : une langue de plus, faite sérieusement, vaut mieux que trois faites à moitié. Une version pauvre nuit à l'image dans cette langue, ce qui est pire que son absence.

L'audit est offert et rendu sous 48 heures. Il commence par vérifier, dans la langue cible, si le vocabulaire que vous employez est celui qui est cherché.

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Questions fréquentes

Q.01Une traduction professionnelle suffit-elle ?
Pour la correction de la langue oui, pour vendre non. Elle traduit les réponses sans traduire les questions : le vocabulaire cherché dans la langue cible n'est pas la traduction littérale du vôtre.
Q.02Faut-il traduire tout le site ?
Presque jamais. Trois pages excellentes valent mieux qu'un site entier médiocre : la page de service que vous vendez le mieux, une preuve transposable, et une page de contact avec un interlocuteur nommé qui répond dans la langue.
Q.03Qu'est-ce qui trahit une entreprise romande ?
Le registre, plus chaleureux et plus long, qui passe pour de la légèreté. Les références uniquement romandes. Et les coordonnées non adaptées, sans interlocuteur nommé parlant la langue.
Q.04Faut-il rediriger automatiquement selon le pays ?
Non. Cela empêche les moteurs d'explorer les autres versions et agace les visiteurs qui savent ce qu'ils veulent. Proposez, ne forcez pas.
Q.05Qu'est-ce qu'on oublie le plus souvent de traduire ?
Les formulaires, les messages d'erreur et les courriels automatiques. Ce sont eux qui trahissent le plus, parce qu'ils apparaissent au moment précis où le prospect s'engage.

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