Un dossier de dégâts n'est pas jugé sur la quantité d'éléments qu'il contient mais sur la solidité du plus faible d'entre eux. Un seul élément invérifiable suffit à jeter le doute sur tout le reste, et c'est ce que les dossiers mal construits ignorent.

Les trois registres, séparés, toujours

C'est la structure que nous imposons à tout dossier que nous produisons, et elle est la seule qui résiste à un contradicteur compétent.

Ce qui est vérifié, avec sa source, sa date et son mode d'obtention. Une image porte son capteur et son passage ; une mesure porte son instrument ; une observation porte son auteur et l'heure.

Ce qui est déduit, avec le raisonnement qui y mène, écrit noir sur blanc. Une déduction assumée est défendable ; une déduction présentée comme un constat ne l'est pas.

Ce qui est inconnu. Ce bloc n'est jamais vide, et c'est lui qui rend les deux autres croyables. Un dossier sans incertitude déclarée n'est pas un dossier plus solide, c'est un dossier dont l'incertitude n'a pas été cherchée.

Le réflexe qui trahit un dossier faible : tout y est affirmé au même niveau de certitude. Dans la réalité, une part est mesurée, une part est déduite, et une part n'est pas connue.

La référence de comparaison, sans laquelle rien ne prouve

Un indice de végétation, une photographie, un rendement constaté ne démontrent rien isolément. Ils ne prennent sens que rapportés à une référence.

Trois références sont admissibles, par ordre de force : la même parcelle avant l'événement, ce qui est le plus solide ; une parcelle voisine comparable, à condition de justifier la comparabilité ; la série historique de la parcelle, qui exige des données antérieures.

Sans référence, un chiffre est une décoration. Nous refusons de produire un dossier qui n'en comporte pas, et nous le disons avant d'être mandatés.

Le piège de la couverture annoncée

Un dossier peut affirmer s'appuyer sur un suivi continu tout en reposant sur trois observations espacées de six semaines.

L'imagerie optique ne traverse pas les nuages, et en zone de relief une grande part des passages est inexploitable, souvent précisément pendant les épisodes qui causent les dégâts. La couverture annoncée n'est pas la couverture exploitable, et un expert compétent posera cette question.

Nous affichons donc systématiquement le taux de couverture réellement exploitable de la période, avec les dates disponibles. C'est moins flatteur et c'est ce qui tient.

Qui fait quoi, et où s'arrête notre rôle

Nous produisons la donnée, sa traçabilité et le document. Nous ne produisons aucune évaluation de préjudice et nous ne conseillons personne en assurance.

En Suisse, l'activité d'intermédiaire d'assurance non lié suppose une inscription au registre tenu par la FINMA, avec des exigences de réputation, de capacités et de couverture en responsabilité civile professionnelle. Elle suppose aussi des capacités et une formation continue. Ces deux exigences figurent aux articles 41 et 43 de la loi sur la surveillance des assurances, dans sa version au 1er janvier 2024.

Nous travaillons avec des professionnels inscrits, et nous ne nous substituons pas à eux. Cette frontière protège le dossier autant qu'elle nous protège.

Coût et forme du rendu

Un dossier instrumenté pour une exploitation, avec sources rassemblées, séries d'imagerie, références de comparaison et document défendable : de 12 000 à 35 000 francs selon le nombre de parcelles et l'accessibilité des sources.

L'audit préalable est offert et rendu sous 48 heures. Il établit surtout une chose : quelles références de comparaison existent déjà pour vos parcelles. Sans elles, il faut commencer par constituer l'historique, et cela se dit avant, pas après.

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Questions fréquentes

Q.01Qu'est-ce qui rend un dossier de dégâts défendable ?
La séparation explicite de trois registres : ce qui est vérifié avec sa source et sa date, ce qui est déduit avec son raisonnement, et ce qui est inconnu. Ce dernier bloc n'est jamais vide, et c'est lui qui rend les deux autres croyables.
Q.02Une photo ou un indice suffisent-ils comme preuve ?
Non, jamais isolément. Il faut une référence de comparaison : la même parcelle avant l'événement, une parcelle voisine comparable, ou la série historique. Sans référence, un chiffre est une décoration.
Q.03Que faire s'il n'y a pas d'historique sur la parcelle ?
Le dire, et commencer par le constituer. Les archives d'imagerie satellite permettent souvent de reconstituer plusieurs années en arrière, sous réserve de la couverture nuageuse de chaque passage.
Q.04Faites-vous l'expertise et l'estimation du préjudice ?
Non. Nous produisons la donnée, sa traçabilité et le document. L'intermédiation en assurance est réglementée en Suisse et suppose une inscription au registre FINMA selon l'art. 41 LSA. Nous travaillons avec des professionnels inscrits.
Q.05Pourquoi affichez-vous le taux de couverture ?
Parce qu'un expert compétent le demandera. Un dossier qui prétend s'appuyer sur un suivi continu en reposant sur trois observations espacées perd toute crédibilité quand la question est posée. Mieux vaut l'annoncer soi même.

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