Tout le monde photographie ses chantiers, et presque personne ne retrouve la bonne photo le jour où elle servirait. Une photo sans rattachement n'est pas une preuve, c'est une image, et la différence se joue au moment de la prise de vue, pas après.
Les quatre moments où une photo vaut de l'argent
Ils sont connus, et pourtant les photos manquent précisément à ces quatre là.
Avant de commencer
L'état des lieux existant. C'est la photo qui protège contre l'accusation d'avoir dégradé quelque chose qui l'était déjà. Elle ne coûte que cinq minutes et elle est oubliée neuf fois sur dix.
Ce qui va être caché
Une gaine avant la chape, une étanchéité avant le revêtement, un raccordement avant la cloison. Une fois recouvert, seul le cliché existe.
Ce qui diverge du devis
La plus value se démontre avec une image datée, ou elle se discute. Sans photo prise le jour même, la discussion est perdue d'avance.
À la réception
L'état livré, avant que l'usage ne commence. C'est la borne qui sépare votre responsabilité de celle du client.
Ce qui fait qu'une photo est retrouvable
Trois informations, et elles doivent être posées automatiquement, jamais saisies.
Le chantier. Déduit de la position ou du chantier ouvert dans l'application. Une photo dans la galerie du téléphone n'appartient à aucun dossier.
Le moment. Pas la date d'importation, la date de prise de vue, et elles diffèrent souvent de plusieurs jours. C'est la première chose qu'un contradicteur regarde.
Le sujet. Un poste, une pièce, une phase. Un seul choix dans une liste courte, en un geste, sinon il ne sera pas fait.
Ce qui n'est pas nécessaire : une description écrite. Elle ne sera pas saisie, et son absence ne réduit presque pas la valeur probante.
Le test qui juge un archivage de photos : retrouvez, en moins de deux minutes, l'état d'une pièce précise sur un chantier livré il y a dix-huit mois. Si vous n'y arrivez pas, les photos existent et ne servent pas.
Ce qui rend un cliché contestable, et comment l'éviter
Un contradicteur attaque toujours les mêmes points, et ils se referment tous à la prise de vue.
La date. Une photo dont la date de prise de vue a disparu au transfert ne vaut plus grand chose. Nous conservons la donnée d'origine et nous l'enregistrons séparément dès la réception.
La modification. Une image retouchée, même par une simple rotation ré-enregistrée, perd en crédibilité. Nous conservons l'original intact et toute retouche crée une copie, sans jamais écraser.
Le contexte. Un gros plan sans plan large ne prouve pas où il a été pris. La bonne pratique tient en une règle : deux clichés, un large et un rapproché, à la suite.
Où elles vivent, et pendant combien de temps
Sur un téléphone, elles disparaissent avec l'appareil. Dans un service de partage étranger, elles quittent la Suisse et vous ne maîtrisez ni les durées ni les accès.
Nous les conservons en Suisse, avec des sauvegardes versionnées et une copie hors site, sur un compte d'écriture qui ne peut pas effacer. Les délais de conservation se règlent selon ce que votre conseil recommande pour votre métier, et non par défaut.
Et le volume est moins un problème qu'on ne croit : quelques milliers de photos par an représentent un coût de stockage négligeable comparé à un seul litige perdu.
Coût et délai
Un dispositif de capture rattachée, avec conservation des originaux, horodatage préservé, recherche par chantier et par phase, et export d'un dossier de preuve : de 5 000 à 13 000 francs. Quatre à huit semaines.
L'audit est offert et rendu sous 48 heures. Il commence par le test de retrouvaille sur un chantier livré il y a dix-huit mois, qui donne la réponse en deux minutes.
Une photo introuvable ?
Audit gratuit sous 48 heures, à partir d'un chantier livré il y a dix-huit mois
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